vendredi 10 mai 2024

Prévision estivale 2024: De El-Nino à La-Nina

 

Après un été 2023 plutôt moche et un hiver qui aura laissé les amateurs de neige sur leur faim, que nous réserve l'été 2024? Voici le moment de vous partager les grandes lignes de ce à quoi nous pouvons nous attendre.

La dernière année a été marquée par le phénomène El-Nino. Historiquement, selon son intensité, celui-ci apporte des conditions plus instables et fraîches en été ainsi que des hivers plus doux et moins enneigés. Cette dernière année n'a donc pas fait exception comme nous avons pu le constater. Or, El-Nino est sur ses derniers miles et tout indique que nous nous dirigeons rapidement vers une phase La-Nina.

En effet, comme le montre l'image suivante, on voit poindre en vert une diminution des températures de surface dans la zone ciblée. 


Les modèles de prévision de l'ENSO sont aussi formels, l'été sera marqué par une transition de El-Nino à La-Nina. Il s'agit d'une bonne nouvelle puisque cela veut dire que nous devrions vivre une bonne partie de l'été sous le signe de conditions neutres impactant peu notre été et nous permettant possiblement de vivre des conditions estivales normales. Cela est également corroboré par les modèles saisonniers qui de leur côté prévoient des températures au-dessus des normales ainsi que des précipitations près des normales ou légèrement au-dessus de celles-ci. 

Ainsi, nous pouvons espérer cet été une plus juste part de soleil et de précipitations que l'année dernière. Les probabilités de connaître davantage de canicules sont présentes, sans toutefois parler de sécheresse. Ce qu'il faudra toutefois surveiller, c'est la possibilité que les orages que nous connaitrons soient davantage costauds et potentiellement violents en raison de la chaleur et de l'humidité davantage présentes.

Bon été !

vendredi 10 novembre 2023

Prévision hivernale 2023-2024

Après trois années d’influence La Nina, les derniers mois ont été marqués par un changement radical de la température des eaux du Pacifique de telle sorte que nous sommes basculés en El Nino et que celui-ci battra son plein lors de l’hiver à venir. 

Bien qu'El Nino ait un impact généralement plus limité sur l'est du continent, l'intensité de celui en cours risque fort d'influencer nos prochains mois. Voici donc le moment de vous révéler ce que Météo Laurentides prévoit pour l'hiver 2023-2024.

La prochaine saison hivernale devrait être marquée par des températures au-dessus des normales et des précipitations près ou sous celles-ci. Une majorité de systèmes pourrait circuler au nord de nos secteurs amenant davantage de pluie et de mélanges sur le sud de la province tandis que les plus fortes tempêtes, en deuxième moitié d’hiver, pourraient toucher la Côte Est américaine frôlant les montagnes de l’Estrie ainsi que de la Gaspésie et produisant quelques bonnes poussées d’air froid, mais de courte durée, sur le reste du Québec.

Un tel schéma climatologique pourrait engendrer des accumulations de neige inférieures à la normale pour la vallée du St-Laurent, mais près ou légèrement supérieures à celle-ci pour les Appalaches ainsi que du Saguenay vers la Côte-Nord. Par contre, chaque El Nino est unique et réserve toujours son lot de surprises. En espérant que cela soit le cas pour les amateurs de sports d'hiver. 

Bonne saison froide!

samedi 1 juillet 2023

La météo expliquée: Les feux de forêt et la qualité de l'air

À une certaine époque, l'on construisait des sanatoriums dans les Laurentides afin de guérir les tuberculeux. En effet, la qualité de l'air y était très bonne et elle faisait l'envie des malades ainsi que des touristes qui visitaient notre région. Loin des grandes villes et des industries les plus polluantes, notre havre de paix a semblé échapper aux épisodes de smog les plus importants jusqu'à maintenant. Or, il semble que les choses soient en train de changer. Dans ce nouvel article de la météo expliquée, je me propose de vous parler des «Mégafeux» ainsi que de la qualité de l'air.

Les Mégafeux

L'Australie, la Californie, la Colombe Britannique et plus récemment l'Alberta ainsi que le Québec. À chaque année, de plus en plus de régions du monde sont touchées par des feux d'une superficie et d'une intensité toujours plus grandes ainsi qu'aux comportements complexes qui les rendent plus difficiles à circonscrire. Ces feux hors normes dont l'origine est associée aux changements climatiques touchent des endroits relativement épargnés jusqu'ici. Bien qu'une définition scientifique tarde à venir sur le concept, un incendie de forêt doit avoir une vitesse de propagation très rapide, une intensité anormalement élevée, toucher des régions généralement épargnées, présenter des dégâts exceptionnels ou couvrir une surface de 1000 hectares en Europe et 10 000 hectares en Amérique afin d'être qualifié de Mégafeu. En brûlant plus longtemps et intensément, ces feux libèrent de très grandes quantités de fumée constituée de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4), d'oxyde nitreux (N2O), de fines particules inférieures à 2,5 micromètres (PM2,5) et d'autres inférieures à 10 micromètres (PM10) composées de suie, d'aérosols, de matière biologique comme des moisissures, des bactéries ou du pollen ainsi que des composés réagissant aux rayons du soleil (photochimiques) tels le monoxyde de carbone (CO), les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) et les oxydes d'azote (NOx) afin de former, entre autre, de l'ozone de surface (O3). Voici une image illustrant la provenance de différents polluants atmosphériques causés par l'activité humaine.

On remarque donc que la combustion du bois, résidentielle ou naturelle via les feux de forêt, est une source très importante de particules fines qui transportées par les vents touchent de larges régions souvent éloignées des villes ou viennent s'ajouter à la pollution urbaine causée par le transport routier et les industries pour former, sous l'effet du soleil, de la chaleur, de l'absence de vent ou d'une inversion thermique, le smog photochimique de couleur jaunâtre. La météo et le moment de la journée influencent donc fortement la qualité de l'air comme on le voit sur cette image.


Qualité de l'air

Il a beaucoup été question ces derniers temps de fumée et de particules fines (PM2,5). En effet, la fumée composée de suie, d'aérosols et d'autres composés chimiques constitue une source importante de particules fines très nocives pour la santé puisqu'elles pénètrent profondément dans le système respiratoire et sanguin. Nous n'avons qu'à penser à la fumée de cigarette par exemple. D'ailleurs, la composition chimique de la fumée est ce qui lui confère son odeur spécifique. Voilà pourquoi les différents types de tabac, de bois ou de plastiques dégagent des odeurs biens différentes lorsqu'ils sont brûlés. Il peut donc arriver que la fumée, le smog, certains gaz ou d'autres polluants soient inodores ou incolores. C'est donc dire que la qualité de l'air peut être très mauvaise et dangereuse pour la santé même si tout semble normal en apparence contrairement à l'épisode de smog historique observé au Québec le 25 juin 2023. Voir photo de la plage Tessier aux abords du Lac des Sables à Ste-Agathe-des-Monts (crédit photo Syntia Dubois Labelle).

De manière générale, pour qualifier l'air, 5 contaminants majeurs sont considérés pour leur dangerosité sur la santé:
  1. Les fines particules (PM2,5) ainsi que certaines particules plus volumineuses (PM10)
  2. L'ozone de surface (O3)
  3. Le dioxyde de souffre (SO2)
  4. Le dioxyde d'azote (NO2)
  5. Le monoxyde de carbone (CO)
Évidemment, d'autres composants chimiques dont les métaux lourds peuvent être très nocifs pour la santé. Toutefois, étant généralement localisés à proximité des usines productrices, ils ne sont pas monitorés de façon formelle ou continue. À l'inverse, les données recueillies par les stations d'observations concernant le type et la concentration des polluants seront fortement influencées par la proximité avec la ville ou avec une usine émettrice.

La dangerosité des différents polluants est évaluée en fonction des dommages à la santé qu'ils peuvent causer, de leur concentration ainsi que de la durée d'exposition. Les effet sur la santé peuvent aller d'une simple irritation des yeux ou des voies respiratoires au cancer. Ainsi, un seuil minimal d'exposition à ne pas dépasser dans le temps est établi pour chacun des polluants surveillés. Bien que les seuils peuvent être légèrement différents d'un état à un autre, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) suggère les seuils de concentration suivants exprimés en µg/m3 (microgramme/mètre cube d'air):


Évidemment, il peut être difficile pour le public de s'y retrouver et ainsi connaître les précautions à prendre. C'est pourquoi les différents organismes dévoués à la qualité de l'air dans les différents pays ou régions du monde ont développé leur Indice de Qualité de l'Air (IQA ou AQI en anglais). 

Au Québec et au Canada, l'indice est divisé en 3 paliers et comporte que des recommandation générales comme de limiter les activités extérieures intenses si l'on souffre de maladies chroniques lorsque la qualité de l'air est mauvaise:



Mauvais (51+)


Acceptable (26-50)



Bon (25 et moins)




L'indice est obtenu en divisant la concentration par la valeur de référence (seuil minimal de dangerosité) multiplié par 50. Par exemple:

Sous-indice PM2,5 = (51 µg/m3 / 35 µg/m3) X 50 = 73 (Mauvais)

En France, l'indice ATMO comporte 6 niveaux et les seuils sont alignés sur ceux choisis par l'Agence européenne pour la santé.


Aux États-Unis, le Air Quality Index (AQI-US) est aussi divisé en 6 paliers, mais fourni des recommandations plus spécifiques sur les précautions à prendre:



Le calcul de l'indice de qualité de l'air américain en fonction des concentrations des 5 principaux polluants est très complexe et il est préférable d'utiliser un outil pour le calculer. Il s'exprime toute de même de la manière suivante:

Dans les trois cas, l'indice correspond toujours à la valeur la plus élevée des sous-indices pour chaque polluant.


Exemple de calcul

Sous-indice O3 = (90 ppb / 82 ppb) X 50 = 55
Sous-indice PM2,5 = (51 µg/m3 / 35 µg/m3) X 50 = 73
Sous-indice SO2 = (49 ppb / 200 ppb) X 50 = 12
L’indice de la qualité de l’air correspond au plus élevé des sous-indices : IQA = 73


Prévisions et cartes sur la qualité de l'air

Afin de mettre en garde et conseiller le public des Laurentides en lien avec la qualité de l'air et la présence de smog puisque les épisodes s'annoncent de plus en plus nombreux, Météo Laurentides publiera désormais des mises en garde de smog et des cartes sur la qualité de l'air lorsque celle-ci constituera un risque pour l'ensemble de la population (niveau 4 - Malsain pour tous). Toutefois, les autres types de mises en garde seront privilégiés avant ceux sur la qualité de l'air puisque dans tous les cas, comme pour l'utilisation de la crème solaire pour se protéger du soleil, le port d'un masque N95 permet, selon l'OMS, de vaquer à ses obligations extérieures de courte durée sans trop de risque puisque ce type de masque bloque notamment les fines particules (PM2,5). 

L'échelle proposée par Météo Laurentides pour qualifier l'air est un hybride des 3 échelles préalablement discutées avec une prédominance pour celle américaine. Le seuil de mise en garde pour les particules fines (polluant souvent le plus présent et nocif dans les Laurentides en raison de la combustion du bois) est de 35 µg/m3 sur une moyenne de 3 heures comme au Québec et/ou de 75 µg/m3 sur 24 heures tel que préconisé par l'OMS. 6 niveaux sont utilisés pour décrire la qualité de l'air et offrir des recommandations afin de se protéger comme l'échelle américaine. Finalement, le verbatim et les couleurs de l'indice s'approcheront de l'Indice ATMO.



 








Évidemment, il est souhaité que les Laurentides ne soient jamais frappées par des incendies de l'ampleur de ceux observés au Québec cet été. Quand on pense que le Québec est l'endroit au monde cette semaine où le plus grand nombre de feux et leur intensité sont remarqués, cela n'a rien de rassurant pour la suite des choses.


dimanche 28 mai 2023

Prévision estivale 2023

Alors que nous connaissons nos journées les plus belles et les plus chaudes de ce printemps, voici le temps de vous révéler ce que nous réservent les mois de juin, juillet et août 2023 qui constituent habituellement l'été météorologique.

D'emblée, il faut savoir que les prévisions saisonnières constituent un aperçu hautement variable. De plus, nous savons que l'été présente un défi additionnel puisqu'il est fréquent d'observer dans une même journée du soleil ainsi que des précipitations souvent sous forme d'orages. Ainsi, pour apprécier la chose, il ne faut pas s'arrêter nécessairement à ce qu'il fera, mais également à ce qu'il ne fera pas et regarder la fréquence des événements convectifs.

Ce que nous voulons éviter l'été, c'est d'observer une anomalie de températures indiquant du temps plus froid et des précipitations au-dessus de la normale. Ce genre de scénario nous vaudrait un été qu'on pourrait qualifier de moche. Heureusement, ce n'est pas ce qui se dessine. De manière générale, on peut plutôt s'attendre à des températures et des précipitations près ou légèrement au-dessus de la normale. Cela voudrait dire un été normal avec son lot de soleil, de chaleur et d'orages. Bref, un bel été!

Si l'on s'avance avec prudence à détailler un peu plus ce qui pourrait se produire, il est possible que nous connaissions un plus grand nombre de journées où l'humidex serait important. Avec des conditions changeantes entre du temps plus chaud et humide ainsi que plus frais et sec, l'activité orageuse pourrait être légèrement plus importante que la normale en terme de fréquence, mais surtout de violence. Bien que ce phénomène soit observé depuis quelques années avec les changements climatiques, il est statistiquement peu probable que nous connaissions une saison aussi active que l'année dernière qui nous avait amené un derecho au mois de mai ainsi que de nombreuses tornades dont celle de force EF2 de St-Adolphe. Il serait également probable, dans ce contexte, de voir un nombre limité de longues canicules pouvant provoquer des sécheresses.

Finalement, en raison d'un été chaud et sec sur l'ouest du pays favorisant de nombreux feux de forêts comme on observe déjà, les épisodes de smog causés par les particules de fumée pourrait être plus fréquents et importants puisque la circulation générale des vents pourrait entrainer celles-ci jusque sur l'est du continent.

Bon été!

lundi 27 mars 2023

Top 3 et prochains mois

À moins d'une surprise d'ici la toute fin de la saison, l'hiver 2022-2023 passera à l'histoire comme étant le troisième hiver le plus neigeux des 23 dernières années, et possiblement davantage, pour l'ensemble des Laurentides. En effet, avec 368 cm reçus à Ste-Agathe à ce jour, cet hiver se classe derrière 2007-2008 avec 450 cm et 2018-2019 avec 414 cm selon les données recueillies par Météo Laurentides depuis l'an 2000 à Ste-Agathe-des-Monts. Toutefois, en terme d'accumulation maximale de neige observée au sol, l'hiver aura coté quatrième avec 128 cm au sol au début mars comparativement à 162 cm, 148 cm et 132 cm mesurés respectivement en mars 2019, 2008 et 2016. On se souviendra également longtemps de la nouvelle tempête du présent siècle avec 80 à 100 cm reçus du 23 et 25 décembre 2022. Tempête qui a également généré une des plus basse pression mesurée au Québec à 96,5 mb ainsi que des vents en rafales de 80 à 100 km/h. Pas surprenant avec ces chiffres que l'hiver s'étirera un peu le temps de faire fondre toute cette neige. Justement, en s'étirant le cou, que nous réservent les prochains mois.

Bien que le début ou la première quinzaine d'avril pourrait être sous la normale et nous amener encore de la neige et des précipitations hivernales, l'ensemble des mois d'avril, de mai et de juin qui constituent les principaux mois du printemps devrait nous valoir des températures et des précipitations légèrement au-dessus de la normale. Par conséquent, plus la fonte sera retardée et rapide, plus les risques d'inondations seront importants cette année principalement aussi en raison de l'important couvert de neige. Il serait donc sage si vous  demeurez près d'une rivière de prévoir une crue plus imposante que ce à quoi vous êtes habitué. Le même phénomène pourrait se produire en plusieurs endroits au Québec cette année. 

Bon printemps!

mardi 15 novembre 2022

Prévision hivernale 2022-2023

 

Alors que s'installe subitement le temps froid en cet automne exceptionnellement beau et chaud, voici le temps de vous partager ce que Météo Laurentides prévoit pour l'hiver 2022-2023.

Fait excessivement rare, notre hiver sera marqué par la présence de La Nina dans le Pacifique Est pour une troisième année consécutive. Jamais de l'ère moderne ce phénomène n'a été observé quatre hivers consécutifs. Vous pouvez lire une description de ce qu'est La Nina dans un article précédent en cliquant ici. Si les deux derniers hivers ne se sont pas avérés très caractériels de ce phénomène et qu'ils ne sont pas passés à l'histoire, l'hiver à venir pourrait avoir une signature plus typique d'un hiver La Nina.

En effet, plusieurs données climatiques pointent vers le fait que nous pourrions connaître des températures près ou légèrement au-dessus de la normale ainsi que des précipitations au-dessus de la normale. La résultante est que nous devrions cumuler plus de neige que la normale ou tout au moins, plus de neige que les derniers hivers.

De façon plus spécifique, si la perspective d'un Noël blanc est excellente, les quantités de neige au sol à ce moment pourraient être normales ou légèrement en dessous de celles-ci. C'est par la suite que l'hiver pourrait nous sembler plus rigoureux à la faveur d'un plus grand nombre de systèmes ou de tempêtes touchant nos régions. Les températures légèrement au-dessus des normales pourraient ne pas être provoquées par des systèmes circulant au nord de nos secteurs nous amenant des précipitations mixtes, mais bien par des nuits plus nuageuses et des précipitations plus fréquentes à la faveur de systèmes effleurant le sud-ouest de la province par l'ouest ou le sud. Ainsi, on peut s'attendre à un nombre plus limité de systèmes nous amenant de la pluie verglaçante ou de la pluie ainsi que de longs épisodes de douceur. L'absence de fréquents redoux pourrait favoriser une belle qualité de neige pour les sports d'hiver et contribuer à maintenir un couvert de neige au sol important au printemps.

Comme toujours, il faut considérer les prévisions à très long terme avec un certain scepticisme puisque de petites variations pourraient engendrer de grands changements dans la trajectoire moyenne des systèmes. Toutefois, cette prévision semble afficher une assez bonne chance de se matérialiser particulièrement pour l'ouest et l'est de la province, mais avec un certain bémol pour le centre et les régions comprises dans le triangle Montréal, Trois-Rivières et Sherbrooke.

Bon hiver!

vendredi 23 septembre 2022

La météo expliquée: Le changement de couleur des feuilles

Il est indéniable qu'un des plus beaux attraits de l'automne est les paysages orangés qu'il nous est possible d'observer avec l'arrivée de cette saison. Mais qu'elle est le rôle de la météo sur cette magnifique transformation de la nature? Dans ce nouvel article de la météo expliquée, je me propose de vous partager en quoi la météo a un impact sur l'amorce de ce changement de couleurs ainsi que sur la qualité ou la flamboyance des couleurs des feuilles.

Contrairement à la croyance populaire, la météo a très peu à voir avec le changement de couleurs des feuilles. En effet, la température ou le gel n'amorce pas le fait que les feuilles passent du vert à l'orangé. La preuve en est que les feuilles commencent à changer de couleur parfois bien avant les premiers gels. Non, si la météo a quelque chose à voir avec la belle saison proprement dit, c'est sur la durée du spectacle. L'absence de gel hâtif, l'absence de grands vents ou encore de pluie au climax de la coloration nous permettra souvent de profiter d'une petite semaine additionnelle de la beauté des paysages.

En réalité, c'est la diminution de la luminosité créée par la rotation de la terre autour du soleil qui engendre le fait que la feuille cesse de produire de la chlorophylle pour exposer ses autres pigments comme les xanthophylles (jaunes) et les carotènes (orangés). La présence de plusieurs journées très nuageuses ou très ensoleillées en première moitié de septembre peut parfois influencer très légèrement le moment exact du début de la transformation.

Bien que la météo a moins à voir avec le changement de couleur des arbres que l'inclinaison de la terre par rapport au soleil, elle a tout de même son impact sur la durée du phénomène, mais surtout sur la qualité de celui-ci car c'est au cours de l'été que les feuilles emmagasineront les xanthophylles et les carotènes qui eux seront fortement influencées par les conditions de sécheresses estivales.